Axe H.17 : Sécurité globale, résilience et gestion de crise, cybersécurité
Les questions de recherche concernant la sécurité globale des sociétés impliquent d’engager des collaborations disciplinaires les plus larges possibles pour mieux comprendre les phénomènes sociaux et environnementaux – dont les impacts du changement climatique – sources de menaces et de risques, avoir une réflexion prospective sur l’évolution des sociétés – confrontées à de nombreuses incertitudes – et sur les conséquences de nouvelles pratiques, et proposer de nouveaux dispositifs technologiques (pouvant inclure les technologies du numérique comme l’IA, la blockchain, la virtualisation, l’informatique en nuage, l’IoT…) et/ou organisationnels pour y répondre. Dans cette perspective, cet axe vise à accueillir des projets de recherche ayant comme objectifs :
- de caractériser, prévenir et répondre aux nouvelles formes de menaces et de risques, d’évaluer les vulnérabilités, leurs conséquences potentielles sur les systèmes et donc les risques induits sur les sociétés et les populations (protection des intérêts vitaux de la nation, résilience, logistique, traitement des conséquences) et de contribuer à leur remédiation ;
- d’œuvrer à la protection des biens et des personnes (dont la prévention) ;
- de développer la protection des infrastructures et des réseaux ainsi que la protection des objets, des données, des contenus et des logiciels ;
- de lutter contre les menaces hybrides, dont la désinformation (détection des contenus, des méthodes et des infrastructures utilisées, réponse…) ;
- de gérer les crises et de contribuer à la résilience ;
- d’accompagner le décideur et d’analyser les instruments, y compris juridiques et économiques, participant à l’exercice des droits et libertés des personnes.
L’axe est ouvert à toute recherche fondamentale ou appliquée, uni-disciplinaire, pluridisciplinaire ou interdisciplinaire, contribuant à une évolution sociale, scientifique ou technologique en matière de sûreté de sécurité et de cybersécurité. Les recherches participatives impliquant des utilisateurs des résultats de la recherche (forces de sécurité intérieures, acteurs de la sécurité privée, police municipale, sécurité civile, opérateurs d’importance vitale ou d’établissement recevant du public, collectivités territoriales, ONG, etc.) sont encouragées, ainsi que la prise en compte par les projets de cette diversité des acteurs du continuum de la sécurité. Les projets doivent se positionner par rapport aux six thématiques suivantes :
- résilience de la Nation et de la société, qui recouvre l’identification des risques, la gestion de la crise et la remédiation de celle-ci, quelle que soit son origine : résilience des systèmes et des
réseaux, des territoires et de la population. La sécurisation des approvisionnements (par une politique de stocks par exemple) est éligible dans ce contexte ;
- lutte contre le terrorisme et le crime organisé : analyse des logiques et mécanismes d’actions (radicalisation violente par exemple) et recherche de nouveaux moyens opérationnels d’intervention ;
- sécurité pour la société et des individus qui la composent, dans leurs territoires et bassins de vie ou de mobilité, les perspectives d’action publique efficace pour faire face à la délinquance et aux trafics, répondre aux phénomènes de violences urbaines, assurer le caractère pacifique des événements et rassemblements d’ordre festif ou démocratique, etc. ;
- sécurité et démocratie, dans un contexte d’exigence de transparence toujours plus forte, de recomposition des équilibres démocratiques, de nécessaire respect des libertés individuelles et fondamentales, de protection renforcée des données personnelles et de développement de nouveaux usages induits par le développement des nouvelles technologies (réseaux sociaux, intelligence artificielle, identité numérique…) ;
- cybersécurité : codage et cryptographie, méthodes formelles pour la sécurité, protection de la vie privée, sécurité des systèmes d’information, des logiciels et des réseaux, sécurité et données multimédia, sécurité des systèmes matériels. Toutes les composantes de la cybersécurité sont à considérer (prévention / anticipation / supervision / détection / réaction / remédiation / gouvernance) ;
- protection des infrastructures critiques et résilience de la société contre les menaces physique et numérique pesant sur des sites sensibles, des équipements et des réseaux indispensables et sur le bon fonctionnement de la société ; protection des espaces publics et des transports ; surveillance des espaces souverains.